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Le Centre de Thérapie Cellulaire gagne en visibilité à l’international

Catégorie : Distinctions, Recherche et essais cliniques , Informations institutionnelles

Bechara Mfarrej, ingénieur R&D au Centre de Thérapie Cellulaire, a été sélectionné dans le cadre d’un appel d’offre compétitif, pour suivre un cursus sur les thérapies cellulaires de demain, aux Etats-Unis. Une belle reconnaissance pour l’IPC.

therapie cellulaire ipc marseille

A l’initiative de deux sociétés savantes américaines, l’ISCT (International Society for Cellular Therapy) et l’ASBMT (American Society for Blood and Marrow Transplantation), une formation pratique et théorique d’une semaine, dédiée aux thérapies cellulaires en émergence, a été organisée fin octobre, à Seattle. Un appel à candidature a été lancé, le Centre de Thérapie Cellulaire de l’IPC a répondu et Bechara Mfarrej, ingénieur recherche et développement, a été sélectionné.

 

Interview croisée du Pr. Christian Chabannon, responsable du Centre de Thérapie Cellulaire de l’IPC, et de Bechara Mfarrej

Bechara Mfarrej, sur quels critères avez-vous été sélectionné ?

Bechara Mfarrej : En 2016, le Centre de Thérapie Cellulaire de l’IPC a lancé un essai clinique de phase I(1), dédié à certains patients traités pour des cancers hématologiques, et portant sur un traitement par thérapie cellulaire basé sur des cellules Natural Killers. L’idée consiste à utiliser ces cellules de l’immunité, notamment pour lutter contre la réaction du greffon contre l’hôte. Les résultats sont prometteurs. Nous cherchons aujourd’hui à déterminer les doses optimales pour les patients. J’ai présenté ce projet, auquel je collabore depuis mon arrivée à l’Institut en septembre 2016, et j’ai eu la chance d’être sélectionné.

 

Christian Chabannon, en quoi est-ce une reconnaissance à l’échelle internationale pour l’IPC ?

Christian Chabannon : Au total, 13 spécialistes mondiaux de la thérapie cellulaire ont pu suivre ce cursus. Sur les 13, seulement 5 n’étaient pas américains. Cette sélection reflète la qualité de Bechara Mfarrej  et de son expérience professionnelle en thérapie cellulaire, mais, de fait, elle témoigne également d’une reconnaissance pour l’institution et l’équipe dans lesquelles il travaille.

Bechara Mfarrej dispose d’une belle expérience sur la transplantation d’organes, l’auto-immunité et les thérapies cellulaires (cf. encadré Portrait) / créer lien), acquise tant à Boston qu’à Milan. De notre côté, nous nous positionnons sur le développement et la production de formes modernes de thérapies cellulaires, que nous allons pouvoir intensifier avec l’ouverture de notre nouveau laboratoire au sein d’IPC4. A travers cette sélection, le Centre de Thérapie Cellulaire de l’IPC a été jugé suffisamment organisé et structuré pour une mise en pratique en retour de cette formation aux nouvelles technologies.

 

Bechara Mfarrej, que vous a apporté ce cursus d’une semaine ?

Bechara Mfarrej : Il faut savoir que dans le domaine des thérapies cellulaires, le développement d’essais cliniques s’avère assez récent. Il existe actuellement vraiment très peu d’essais de thérapies cellulaires d’ores et déjà en phase II et/ou III. A l’échelle internationale, les savoir-faire et les compétences sont donc rares. Cette formation a été l’occasion de rencontrer les quelques personnes au monde qui ont déjà conduit des essais cliniques de ce type, de bénéficier de leur expérience. Je vais pouvoir mettre tout cela à profit à l’IPC : notre essai de phase I se poursuit. Le recrutement des patients à inclure est terminé et nous sommes en train de préparer la phase II.

 

(1) Infusion of Selected Donor NK Cells After Allogeneic Stem Cell Transplantation (DLI-NK) NCT01853358

 

 

Après un Master en microbiologie au Liban, Bechara Mfarrej a travaillé de 2007 à 2011 à la Harvard Medical School de Boston. Au sein du Transplantation Research Center, il a collaboré à des projets de recherche fondamentale et de recherche clinique en transplantation d’organes (reins, poumons, visage), en particulier sur le monitoring des patients greffés. Il a ensuite passé un an et demi en Allemagne, à Munich, toujours sur les problématiques de transplantation, avant de rejoindre l’Università Vita-Salute San Raffaele de Milan, réputée pour son expertise en thérapie génique et cellulaire. Pendant trois ans, il a participé à un projet de recherche européen sur la thérapie cellulaire (The ONE Study - A Unified Approach to Evaluating Cellular Immunotherapy in Solid Organ Transplantation), avant de rejoindre l’IPC à l’automne 2016.