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2015 : une année de croissance soutenue de l'activité pour l'IPC

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L’Institut Paoli-Calmettes (IPC) publie son bilan d’activités 2015, une année marquée par un budget à l’équilibre et une croissance très soutenue de l’activité de l’Institut, situé à Marseille. Ces résultats illustrent les révolutions à l’oeuvre dans le domaine de la cancérologie. Le rapport d’activités 2015 sera officiellement soumis au vote du Conseil d’administration de l’Institut le 12 mai prochain.

LES CHIFFRES-CLÉS

En 2015, tous les indicateurs confirment une croissance soutenue de l’activité, dans tous les domaines.

9 271, c’est le nombre des nouveaux patients venus à l’IPC pour une prise en charge en hospitalisation ou en externe. 55 % d’entre eux sont originaires des Bouches-du-Rhône, et 88 % de la région PACA. Sur les 12 % de patients extérieurs à la région, plus de 5% viennent de Corse.

82 987, c’est le nombre de consultations réalisées à l’IPC en 2015, contre 78 969 en 2014. Les journées d’hospitalisation à domicile (HAD), 5 913 en 2011, ont été au nombre de 8 865 en 2015, une augmentation qui illustre le virage pris en cancérologie vers une prise en charge de plus en plus souvent en dehors de l’hôpital.

Toujours en 2015, le nombre des séjours en chirurgie a atteint 3 769, dont 952 en ambulatoire, contre 3 412 séjours et 706 en ambulatoire en 2014. En 2015, près de 40 % des chirurgies du sein à l’IPC ont été réalisées en ambulatoire, contre 15 % en 2011. 237 interventions ont été pratiquées avec l’assistance du robot opératoire.

5 025 patients ont été pris en charge pour un acte d’endoscopie digestive. L’unité d’endoscopie oncologique digestive de l’IPC a été la première en France à s’équiper d’un nouvel endoscope « à rétroviseurs » qui permet grâce à une vision à 330° une détection plus efficace des adénomes en un examen moins douloureux et plus rapide. La plateforme d’endoscopie thérapeutique connaît une croissance remarquable.

Croissance également de la radiologie interventionnelle à visée thérapeutique avec 357 interventions contre 282 l’année précédente. Du côté de l’imagerie, à noter la croissance spectaculaire des actes de sénologie (imagerie de la femme), avec 21 960 actes contre 16 851 en 2014. Le nombre d’actes de TEP augmente aussi avec 4 434 actes contre 3 729 en 2014.

42 968 séances de radiothérapie externe ont été réalisées en 2015, soit 2 200 de plus que l’année précédente, et 119 patientes ont bénéficié de la radiothérapie per opératoire, soit une séance pendant l’intervention chirurgicale.

35 410, c’est le nombre de séances de chimiothérapies réalisées pour 3 740 patients (contre 33 851 en 2014).

Enfin, le nombre des allogreffes s’est élevé à 127 en 2015 pour les allogreffes et celui des autogreffes a été de 182, faisant de cette activité l’une des plus importantes d’Europe. Les 29 et 30 mai 2015, l’IPC a accueilli à Marseille les experts mondiaux de la discipline, notamment pour faire le point sur les progrès permis par les nouvelles techniques de greffe dite haplo mismatch.

L’activité de dépistage et d’oncogénétique est elle aussi en croissance sensible avec 8 588 tests réalisés et 1 284 nouveaux patients suivis. En termes de recherche, l’IPC a été promoteur de 28 essais en 2015, et est impliqué au total dans 239 essais. 1 174 patients de l’IPC sont inclus dans des essais cliniques, dont 243 patients inclus dans des essais de phases précoces. Enfin, les deux programmes de recherche en médecine de précision lancés en 2014, PERMED pour l’oncologie et CEGAL pour l’hématologie, enregistrent déjà plus de 600 patients.

 

L’ACTIVITÉ DÉLOCALISÉE

Axe majeur du projet d’établissement, « les activités délocalisées se sont encore enrichies pour garantir un maillage territorial au bénéfice des patients », rappelle le Professeur Patrice Viens, Directeur général de l’IPC et élu en 2015 Président d’UNICANCER. Des consultations sont réalisées par des praticiens de l’IPC dans 16 établissements (CH, cliniques et hôpitaux privés) de la région et de Corse. Des actes de chirurgie sont aussi délocalisés aux CH de Martigues et d’Arles, des chimiothérapies sont prescrites par des médecins de l’IPC et administrées à Ajaccio et Martigues, et 9 293 séances de radiothérapie ont été réalisées au CHICAS de Gap, une activité dont l’IPC a la pleine responsabilité, afin de maintenir une offre de soins de qualité et de proximité aux patients de ce territoire.

 

UN BUDGET DÉPASSANT LES 180 MILLIONS D’EUROS

La croissance des activités, sur le plan hospitalier comme sur celui de la recherche, se traduit par une croissance de 12 % du budget, qui atteint près de 184 millions d’euros en 2015, contre 164 millions un an plus tôt. Les comptes de l’IPC sont à l’équilibre, malgré une année difficile sur le plan économique national et le resserrement des crédits des tutelles, et surtout malgré une perte d’activités autour de l’ouverture du bâtiment IPC3, entre fin janvier et la mi-février.

Ce ralentissement a été rattrapé en quelques mois.

Nouveau bâtiment dédié à l’ambulatoire, IPC3 accueille désormais les patients des hôpitaux de jour médical et chirurgical dans des conditions plus confortables, ainsi que les nouveaux blocs opératoires, la plateforme d’endoscopie digestive, et un nouveau service de réanimation. Ce chantier, lancé en 2011, était le plus important depuis la mise en service d’IPC1, en 1969.

 

CERTIFICATION NIVEAU A SANS REMARQUE

Enfin, après une visite de certification en janvier 2015, l’IPC a été le premier centre de lutte contre le cancer (CLCC) à être certifié sans remarque par la Haute Autorité de santé (HAS), niveau le plus haut dans l’échelle, de A à E. Il s’agit de la 4ème édition accordée à l’IPC, pour une durée de 6 ans cette fois.

 

1 523 PERSONNES AU SERVICE DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER

Membre du groupe UNICANCER, l’IPC rassemble désormais 1 523 chercheurs et personnels médicaux et non médicaux, engagés dans la prise en charge globale de l’ensemble des pathologies cancéreuses : recherche, soins médicaux et de support, enseignement et formation. Conformément aux statuts des CLCC, la prise en charge à l’IPC s’effectue exclusivement sur la base des tarifs de la sécurité sociale, et les dépassements d’honoraires ne sont pas pratiqués dans l’établissement.

 

Le rapport d’activités 2015 de l’IPC sera officiellement soumis au vote du Conseil d’administration de l’Institut le 12 mai prochain.

 


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Elisabeth BELARBI

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